Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii merciiii Nicolaaaaaaas!!! *fait des biyouw*
C'Nicolas qui me l'a recopiée, merciiii, manque plus que je tape moi la partie manquante à ma nouvelle, un petit passage (qui fait tout de même trois pages TT' ... ) que j'ai omis.
Voici donc la première esquisse de ce que je vais présenter au concours. Bon, à l'heure ou j'écris, je suis légèrement faitugée, et j'ai pas encore eu le temps de regarder et de corriger toutes les fautes de grammaire, bien que mon ordi m'y aide beacoup, ni les fautes d'expression et de concordance des temps.
( Alala, qu'est-ce qu'on parle bien en 1L1 ... )
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Ma Bulle
« Ils » étaient là. Ils étaient tous là. A bouger. A parler. Insouciants et idiots.
C'était une de ces journées que l'on nomme « ordinaire ». Comme toujours, je me levais, je me lavais, me brossais les dents, me coiffais, me maquillais, et tout le reste. LE sac sur le dos, je partais pour le lycée.
Pour moi, le lycée était une véritable épreuve de force. C'était presque le « parcours du combattant ». Pourquoi ? Parce que je n'aimais pas les gens. Je n'aimais pas leur rire. Leur sourire. Leur vie. Leurs gestes. Tout. Je les haïssais tous du plus profond de mon être. Ils me dégoûtaient. Je ne savais pas vraiment pourquoi. Je crois que c'est parce que je me dégoûtais moi-même.
Arrivée au lycée. La cloche qui raisonnait et l'attroupement des gens dans les couloirs, dans les escaliers. J'attendais qu'ils partent. Pourquoi ? Parce que s'ils me touchaient, je crois que j'en vomirais. Je ne supporte tout simplement plus le contact.
« - Taisez-vous ! » Ah tiens... Voici la prof qui s'énerve. Je ne l'aime pas elle non plus. Elle sait que j'écris des poèmes pas très joyeux – faute d'être tombée dessus par hasard – et elle s'amuse à me le lancer en pleine tronche toutes les trente secondes (et vive la prof de littérature).
Enfin bon... Si ça l'amuse, hein, autant qu'elle s'éclate. Allez-y, amusez-vous ! Moi je m'en fiche.
Le cours commençait. Je n'écoutais pas. Je m'en fichais royalement. Comme de mon premier chausson. Bien que mon premier chausson m'intéressait déjà beaucoup plus que ce cours stupide. Et la vie de Baudelaire, et les poèmes d'Apollinaire, et les romans de Sand...
Long Soupir
Il y'a comme une coupure. Je me suis déconnectée de la réalité le reste de l'heure, notant machinalement tout ce que disait la prof. Enfin... « La prof » hein... Et soudain, PLOP !
DRIIIING !!
Libération ! Bonheur suprême ! Artitchao ! Et la joie retombe. C'est reparti pour le prochain cours. Nouveau soupir. Je marchais, la tête basse, admirait mes chaussures, contemplatrice de la couleur de mes bottes. Oh, tiens. Le dessin sur le bord s'est effacé...
Et soudain, un coup violent dans le dos. Je vacillais, titubante... Mais je me ressaisis tout en me retournant, prête à effleurer gentiment le visage du crétin qui avait osé me faire ça. Mais je m'arrêtais, les yeux grands ouverts.
« - Bah alors ma biche ? » Son sourire m'enchantait mais m'énervait aussi. Il était toujours en train de sourire cet idiot. Idiot mais réconfortant. Toujours le mot pour rire. Ou une bêtise déconcertante. Enfin bref, ça l'amusait de tester sur moi ses « nouvelles blagues maisons » - accessoirement, les NBM – comme il aimait tant les appeler.
« - Ma biche ? D'où tu sors ce surnom ?
- Ah ! Bah 'est de l'impro !
- Je vois, je vois.
- Fiou, arrête de faire la tronche !
- ... » Je gardais le silence, repartant soudainement à la découverte de mes splendides bottes à motif écossais. Un nouveau coup dans l'épaule, et mon cher et tendre meilleur ami allait le regretter. Esquivant, je lui fis un petit sourire victorieux. Boudant dans son coin, il grommela quelque chose comme...
« - Ouais bah on va en anglais, hein... » ... Alors qu'un petit rire que je ne pus contenir franchit irrémédiablement la barrière de mes lèvres, dévoilant une blanche dentition. Immédiatement, je me mis à rougir. Personne n'avait remarqué mon rire, et bien heureusement. C'était de la faute de Jon, toute façon ! Ah oui ! Je ne vous l'ai pas dit ? Jon c'est lui, mon meilleur ami. Il est assez étrange comme garçon. Il est pas « prise de tête », comme la plupart des autres garçons. Assez grand, yeux marrons, châtain clair. Enfin bref, il a tout du beau gosse, la mentalité en moins. Parfois il emmène sa guitare, et généralement les filles enclenchent le mode « groupie » avec leur fameux : « Oh Jon, t'es trooop fooort ! » Bon, j'avoue que je n'en pensais pas moins, mais quand Jon passait en « mode guitariste », il était tout simplement irrésistible.
Cours d'anglais. Jon tapait un rythme sur la table, écoutant le cours d'une oreille, la musique de l'autre. Ca m'faisait bien rire. Je commençais à écouter le cours, sortant une feuille de papier. Une idée de poème me veniat vaguement. Autant l'écrire avant qu'il ne reparte brusquement.
« L'amour est un sentiment
Qui ne s'explique pas vraiment
Mais je ne sais pas pourquoi
Je t'ai choisi toi. »
Une demande en mariage. Bien que ce genre de choses me donne envie de partir en courant, c'était un sujet que j'aimais développer. Décrire les sentiments, inventer un amour envers et contre toute épreuves, créer de toute pièce deux personnages follement amoureux l'un de l'autre. Et le mariage était la finalité. J'avais mon avis sur la question.
Nous les filles, nous avions été élevées dans le prototype « Barbie –jeune - fille – stéréotypées - qui doivent être anorexique pour plaire – et qui croient encore au prince charmant ». Donc forcément... A force, on finit par y croire. Et on est déçu. Et je suis déçue. Déçue par l'amour. Déçue par la vie. Il était rare que des garçons s'intéressent à moi. Quand je dis rare, c'est « rare ». L'occasion a du arriver une ou deux fois. Et ils m'ont largué parce que je n'étais pas assez joyeuse.
Tss... Faudrait-il que je change pour ces « autres » ?
Ces « autres » là me détruiront de jour en jour. Plus je les voyais sourire et s'amuser, plus je les trouvais égoïste. Pourquoi... ? Pourquoi ne voyaient-ils pas ma détresse ?
Fin du cours, Les pensées noires. Les larmes me montaient aux yeux. Ne pas sortir. Non. Non. Rester dans la salle de cours. Ne pas aller dehors. Parce que s'était leur « territoire ». Là où ils régnaient.
Nouveau soupir.
Alors que nous, les filles, nous étions des versions humaines de Barbie, il faut que je vous parle du modèle masculin, les « Action Man ».
Alala... Toute une histoire. Eux, les hommes, ils étaient élevés dans le prototype du « macho » parfait. J'imaginais d'ici la scène entre un fils et son père.
« - Papa, papa ! Les filles elles sont bizarres !
- Ah mon fils, tu ne crois pas si bien dire ! Les femmes, elles changent d'avis tout le temps, et elles ont constamment des soupçons ! Moi je te le dis, mon fils, il faut se conduire comme un homme, et un vrai !
- Je ne comprends pas !
- Tu les traite mal, tu t'occupe pas d'elle, et tu fais comme si de rien était. » Et c'est à cet instant que le père aurait pris son fils par le bras pour lui ébouriffer les cheveux, le faisant descendre de ses genoux, lui lançant joyeusement :
« - Tu comprendras plus tard fiston. Mais je t'aurais prévenu. » Moi, personne ne m'avait prévenue. J'avais été jetée dans une société qui s'était mêlée dans une indifférence totale. Je ne me sentais vraiment pas à ma place dans ce monde. Il n'était pas fait pour moi. Tout simplement. Déjà quelques temps que je m'y étais résignée. J'avais comme été plantée là, avec comme seul arme pour survivre, ma conscience. Une conscience braille pour la haine, défiée par la peur de l'inconnu.
Oui.
Me réveiller le matin me faisait peur. Recommencer ce que je haïssais tant, jours après jours, me fichait la chair de poule. Je détestais les gens. Et leurs habitudes. Et leurs gestes. Et leurs paroles. J'avais été jetée, délibérément et inconsciemment, dans un univers étrange, stupide, sans intérêt, et qui me faisait atrocement peur...
Fin de la journée. Cloche finale. Son libérateur. Même pas l'ombre d'un sourire. Parce que dans une demi-heure, c'est mes « parents » que je devrais affronter. Ce que je vais dire va peut-être vous paraître étrange mais je les déteste. Je hais mes parents encore plus que le lycée. Le lycée c'est la peur. Mes parents, c'est la pression. Constamment. Sans arrêt les notes, et les cours, et qu'est-ce que t'as mangé à midi, et les devoirs, et aide moi pour ceci, et aide moi pour cela. J'en ai marre d'avance.
Je passe par la porte d'entrée, me forçant à sourire pour paraître de bonne humeur. Si je paraissais de mauvaise humeur, ou déprimée – comme c'était le cas – ça serait inévitablement l'avalanche de questions. Un véritable interrogatoire assaisonné d'une petite pointe de méchanceté. Enfin bref... Je leur fis un petit sourire, tout en lançant un :
« - Salut. » Ma mère ne m'adressa pas le moindre regard et me répondit :
« - Bien passée ta journée ?
- Comme d'hab'. » Aïe. Première erreur. Dire ce genre de choses attirait son attention. Et comme prévu, elle releva la tête, me regardant. Moi, je gardais ce petit air enjoué, cette comédie que je connaissais par c½ur et que je faisais à la perfection. Ainsi donc, elle me regarda un long moment, avant de soupirer et de repartir à son tricot.
« - Mmh. T'as eu des notes ?
- Non
- Quoi ?! Mais... et le contrôle de maths alors ?
- Il ne l'a pas encore corrigé. C'est d'ma faute peut-être ?
- C'est bon, laisse tomber. » Mon père, lui, il s'en fichait royalement. Il était sur l'ordinateur, à jouer à ses jeux débiles, tout en l'insultant quand il perdait. Mon frère, lui, s'abrutissait comme toujours devant ses dessins animés. Déjà que niveau intelligence ce n'était pas trop ça, alors là c'était de pire en pire.
Devoirs, ordinateur, et au lit. Voilà, le reste de ma soirée. Couchée, je pensais. Longuement. Jusqu'à ce que je ne finisse pas m'endormir. Enfin, tout était relatif, hein... Disons simplement que j'étais tombée de fatigue.
Sonnerie du réveil.
Et on recommence. Mêmes gestes, mêmes habitudes, même quotidien. Je pris mon petit déjeuner, feignant la fatigue pour ne pas avoir à parler le matin. Le coup du « je suis fatiguée », ça marchait. Alors autant réutiliser les vieux trucs (c'est souvent ceux qui marchent le mieux). Une fois sur le chemin du lycée, je me disais qu'il était peut-être temps d'allumer mon téléphone portable.
« Vous avez un nouveau message »
Etonnement. Depuis quand les gens pensaient à moi ? J'appuyais donc sur le bouton de lecture. Le petit message qui était inscrit me fit sourire –sachant que dès le matin c'est un véritable miracle-.
« Coucou ma chérie, c'est Léa ! J'espère que tu vas bien, je n'aime pas te voir triste, on en reparlera si tu veux. Aller, à tout a l'heure. Gros bisous, je t'adore ! »
Bon, bon, d'accord. Il y'avaient quand même des personnes qui tenaient à moi.
La fille qui venait de m'envoyer ce message, c'était Léa. Elle était toute mignonne, et, malgré le fait que je grognais beaucoup, je l'aimais bien. Elle était un peu plus grande que moi, brune aux yeux bleus. Très gentille, un peu naïve, elle n'en était pas moins une amie merveilleuse. Elle et Quentin formaient le groupe d'amis que je fréquentais. Lui aussi d'une gentillesse attendrissante. Roux, de la même taille que Léa, mais tout mignon aussi.
En arrivant au lycée, ils m'attendaient à la porte. M'accordant un petit sourire discret, je m'approchais d'eux, leur faisant signe de la main.
« Hey !
- Salut
- Ca va ?
- Mieux. Et toi Léa ?
- Bien, bien !
- Quentin ?
- Bah comme d'habitude. T'es pas avec Jon ?
- Je l'ai pas vu.
- Ah... » Nous nous dirigions vers la salle de mathématiques, les uns à côté des autres. Sauf moi. Je me tenais à l'écart, derrière eux. Je les décevais. Ils riaient, insouciants de la douleur que cela me provoquait. Je ne saurais jamais dire pourquoi. Peut-être parce que je n'y arrivais pas ? Peut-être parce que je ne pouvais pas en faire autant ? Je ne savais pas.
D'ailleurs, il y avait trop de choses que je ne savais pas. Trop d'indifférence et d'ignorance. Et toujours cette soif de savoir. Savoir. Toujours savoir. Apprendre. Mais rester idiot au désespoir des autres. Ignorer leur souffrance et leurs larmes.
Tiens, tiens, voilà Jon qui arrivait.
« - En retard ? » Jon s'approcha de moi, pour passer ses bras autours de ma nuque.
« - Olah ! On s'calme !
« - Pom pom pom... » Et il fit ce qui me hérissait. Il m'embrassa sur la joue. Moi qui n'aimais pas les contacts, je fis ce que je faisais toujours dans ces cas là.
« - AAAAAAAAAAH !!!! » Je le repoussai assez violemment, les joues écarlates, la respiration haletante.
« - Non mais ça va pas ?! » Ce que je vis alors coupa toute envie en moi de beugler. Jon était plié, mort de rire, les larmes aux yeux.
« - Ahaha ! T'aurais du voir ta tête !! Pwahaha !! » Bon, pour la forme, je continuais à grogner encore un peu. Comment expliquer ce « phénomène » ? Dès que je me trouvais avec lui, il faisait toujours en sorte que je ne me perde pas dans mes noirs pensées. Etais-ce une de ses tactiques ? Faisait-il exprès ? Voulait-il me revoir sourire à ce point ?
Comme s'il avait lu dans mes pensées, il répondit à mes questions silencieuses.
« - Tu va t'en sortir p'tite blonde. Toi aussi t'as droit au bonheur. » L'émotion me submergea. Je serrais les dents. J'ai l'air insensible, comme ça, mais me dire ce genre de choses ça me fait pleurer. Inévitablement. Sans appel. Et voilà.
Je me mis à pleurer, alors que je me dirigeais vers Jon. Inconsciemment, je me blottis contre son torse. Lui, il passa ses bras autours de moi, avec son petit sourire compatissant.
« - Je sais... Je sais... Mais... Mais c'est trop dur... » Dans la vie de n'importe quelle personne, il y'a un moment où l'on craque. Moi, ce fut ce jour là. Tout. Tout déboula. La prof de maths me laissa sortir, accompagnée de Jon. Je ne pouvais plus m'arrêter. Pas de paroles. Pas de tentations, de compréhension. Rien. Juste des larmes. Une libération. Je m'extrayais en douceur de ma bulle, arrachant avec douceur ses contours invisibles.
Voilà. Je venais de pleurer trois longues années de retenue.
Cours suivant. Etrangement, mes pensées noires ont disparues. C'est toujours comme ça de toute façon. Après les larmes vient le sourire. C'est toujours comme ça. En cours, Jon et moi faisons des petits dessins sur nos feuilles de cours. On se racontait des blagues aussi.
Les rires fusaient. J'avouais que l'on s'amusait bien.
C'était la dernière heure de cours. Avec Quentin, Léa et Jon, nous étions en train de descendre les escaliers, lorsqu'une idée me vint. Comme toujours, la timidité m'empêchait de parler. Mais zut, hein, il faudrait se lancer un jour ou l'autre. Alors, les yeux bas, me tripotant les doigts, nerveuse, je me lançais :
« - Ca vous dit une sortie cinéma samedi ? » Mes amis se retournaient vers moi. Oui, oui, vous avez bien entendu. Je vous propose quelque chose. Ensemble.
Ce fut Léa qui répondit la première.
« - Oh oui, ça serait génial ! » Samedi. J'attendais qu'ils arrivent, habillée de noir. Je les attendais, tout simplement, du métal à fond dans les oreilles. Cela pouvait paraître étrange qu'une fille écoute ce genre de musique. Mais je trouvais en ce genre une sorte de « défouloir ». La violence des notes et des paroles... C'était un peu de moi qui hurlais à travers les chanteurs. Enfin bref...
Léa et Quentin arrivèrent enfin, suivis de près par Jon. Je du me lever pour qu'ils me voient, et je les rejoins. Ensemble, nous nous dirigeâmes vers le cinéma. Comme à mon habitude, je ne parlais pas.
Cela pouvait également être paradoxal. Je ne voulais pas que l'o m'aide. Par fierté. Je voulais que l'on me laisse seule, mais malgré tout, j'étais effrayée par l'hypothèse que l'on me laisse un jour. J'avais besoin des gens qui me détruisaient. Etrange. Stupide. Mais c'était comme ça.
« - Bon, on va voir quoi ? » Quentin regarda tout le monde. Moi j'avais bien entendu parler d'un film, mais je ne savais pas si je devais en parler ou pas. Dans l'incertitude générale, je me décidais à parler, encore nerveuse.
« - J'ai entendu parler d'un bon film. Paranoïak. Un type concilié chez lui soupçonne son voisin d'être un tueur en série. C'est assez psychologique comme film, ça fait un peu peur aussi. M'enfin. Ca vous dit ? »
Quentin et Jon furent tout de suite d'accord, mais Léa hésita un instant avant d'accepter. Quentin serait là pour la soutenir. J'étais un peu jalouse tout de même. Léa était le genre de fille à claquer des doigts pour avoir un mec. Moi je devais me battre pour ressentir « l'amour ». Je m'étais tellement refermée sur moi-même, j'avais tellement été blessée par l'Amour, que je ne m'abandonnais plus à ce sentiment. Un garçon m'intéressait ?
Je n'arrivait pas à en tomber amoureuse. Jon, par exemple. D'un point de vue objectif, il était séduisant, et me plaisait beaucoup. Mais pour ne pas briser notre amitié, ou qu'il me fuit, je n'ai jamais rien dit, taisant mes pensées. Aujourd'hui, c'était mon meilleur ami, et cela n'en était pas plus mal. C'était même plutôt pas mal.
A l'intérieur du cinéma. Jon a coté de moi, sur la gauche, Léa à ma droite, et Quentin à coté de Léa. La disposition habituelle. Oui. Pace que ce n'était pas la première fois que nous allions au cinéma.
Le film commença, et se passa dans un climat étrange. Moi qui croyais que ce film serait simple et pas très effrayant, là, je me disais que j'allais en grelotter toute la nuit. Je ne pensais plus à toutes ces choses qui me faisaient mal. Plus rien. Juste le film, et la main que Jon m'avait tendue pour apaiser ma peur. Quentin soutenait Léa. Bref, tout le monde était mort de trouille.
Fin du film. Encore tout tremblotant, nous repartions du film, rigolant, nous amusant. Même moi. Si, si.
Un coup de vent ? Mes cheveux volèrent dans le sens de la bourrasque. Je passais ma main dedans et me mis à regarder le ciel, un petit sourire au visage.
C'était clair. Je vivais dans un monde que je ne comprenais pas, et qui ne me comprenais pas. Mais je commençais à l'apprécier un petit peu...
Fin
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